Le projet de loi “HÔPITAL-PATIENTS-SANTE-TERRITOIRE” a été voté le 18 mars à l’Assemblée Nationale. Quelles conséquences pour nous en Béarn ?
Le Sénat est actuellement saisi. Fin mai, le texte sera soumis à la Commission Assemblée / Sénat pour le vote final et engagement de la réforme dès l’été ( ?). A mi-parcours du Projet de Loi, nous avons demandé à Robert Bareille, Maire-Adjoint Communiste aux Affaires Sociales et à la Santé, Administrateur du Centre Hospitalier d’Oloron de nous donner son sentiment.
Le débat parlementaire sur la loi Bachelot a débuté le 10 février. Alors que le mouvement de protestation gagne en ampleur, que l’ensemble des organisations représentatives des personnels de santé rejette ce projet gravissime, le gouvernement a donc tenté de passer en force. Les parlementaires communistes mènent la bataille pour contrecarrer ce projet dangereux pour la santé.
Les dernières semaines ont été marquées par une série de drames dans les hôpitaux. Nicolas Sarkozy et son équipe en attribuent la responsabilité à un défaut d’organisation dans les établissements. Et, pour la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, l’incrimination des soignants serait “procédure normale”.
Partout en France, les hôpitaux publics, de l’hôpital de proximité au Centre hospitalier universitaire, sont confrontés à une même situation : déficit budgétaire, fermetures de lits et de services, licenciements dont les annonces tombent quotidiennement, restructurations à marche forcée, personnels surchargés et en nombre de plus en plus insuffisant, dégradation des conditions de travail de tous les professionnels…
Les plans de redressements sont de plus en plus nombreux. Leurs dégâts pour l’emploi public, pour la réponse aux besoins de la population sont considérables.
De fait, ce sont la qualité et l’accès aux soins pour toutes et tous qui sont remis en cause ! Toute la population en pâtit !
La loi Bachelot,discutée à l’Assemblée nationale en janvier ou février, loin de résoudre ces problèmes, constitue un véritable danger pour l’hôpital public. Elle fait la part belle au privé en cherchant à gommer les limites entre le public et le privé aux grands bénéfices du secteur lucratif. Elle porte un recul considérable de démocratie sanitaire en renforçant le pouvoir des futures Agences régionales de santé et celui des directeurs des futures Communautés hospitalières territoriales : personnels, usagers et élus voient leur rôle restreint et ignoré !!!
Cette loi va accélérer les restructurations qui partout accentuent la désertification médicale de régions entières et augmentent les charges et difficultés des établissements supposés profiter des regroupements.
par Jean-Paul Domin, maître de conférences économiques à l’université de Reims
Nous écrivons ces lignes à une semaine de la séance du tribunal de Commerce et nous sommes dans l’attente de la décision du juge le 25 novembre qui peut soit accorder la reprise de l’activité au candidat repreneur de Marseille, KAPA Santé, soit décider de la liquidation judiciaire avec fermeture de la clinique et de la maternité. Au moment ou nous rédigeons ce bulletin nous ne connaissons pas encore le projet du repreneur qui doit être présenté au Comité d’Entreprise le 19 Novembre. Mais nous savons (...)
Il y a bien longtemps déjà que le service public ne cesse de subir des restructurations qui se traduisent inévitablement par des restrictions budgétaires avec leurs conséquences néfastes en terme de qualité de service rendu, sans compter les cas où le service disparaît purement et simplement. Les exemples sont malheureusement trop nombreux en Soule.
Les moyens de répondre correctement aux besoins de santé de la population sont en grand danger à Oloron Ste Marie. Le Parti communiste refuse toute régression de l’offre de soins actuelle qui doit au contraire être élargie et améliorée. Il exige en particulier le maintien d’une maternité à Oloron qui garantisse aux femmes et aux bébés de la contrée le droit à des accouchements dans les meilleures conditions de sécurité et donc d’accueil en proximité (plus de 500 accouchements potentiels par an). En plus (...)
Les moyens de répondre correctement aux besoins de santé de la population sont en grand danger à Oloron Ste Marie. Le Parti communiste refuse toute régression de l’offre de soins actuelle qui doit au contraire être élargie et améliorée. Il exige en particulier le maintien d’une maternité à Oloron qui garantisse aux femmes et aux bébés de la contrée le droit à des accouchements dans les meilleures conditions de sécurité et donc d’accueil en proximité (plus de 500 accouchements potentiels par an). En plus (...)