La Ligne à Grande Vitesse est prévue à l’horizon 2020. Quelques années qui nous laissent à peine le temps de réfléchir à ce que l’on veut : la LGV est un arbre qui cache la forêt des vrais besoins des sud-aquitains. Oui, nous voulons des transports rapides, mais les projets actuels ne tiennent pas compte de deux choses :
Une nouvelle manifestation anti-LGV aura lieu à Hendaye le 23 janvier. Depuis des mois, dans un flot d’interventions parfois pertinentes, souvent loufoques, mais toujours médiatisées à outrance, l’essentiel n’est jamais mis en débat. Tous évitent la question politique fondamentale : la construction (ou pas) de la LGV va-t-elle apporter des réponses aux besoins des populations, à la préservation de l’environnement ou bien va-t-elle satisfaire les profits ?
Depuis le 30 janvier 2009 dans la continuité du grand mouvement unitaire du 29 janvier les conducteurs des dépôts d’Hendaye et Bayonne étaient en grève reconductible pour le maintien des effectifs sur les sites par la mise en formation de jeunes conducteurs FRET. Ces formations garantissent le maintien des parcours professionnels des conducteurs SNCF donc leur avenir sur les sites hendayais et bayonnais.
Sur France info ce matin, Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, a déclaré qu’il voulait des cheminots aussi « compétitifs » que ceux du privé.
Guillaume Pepy ferait mieux d’examiner les conséquences de sa politique de déréglementation sur l’efficacité de la SNCF. Elle aura deux conséquences extrêmement graves. La dégradation des conditions de travail des cheminots va entraîner inévitablement une diminution des qualifications, des compétences et à court terme, un affaiblissement du service public. De plus, cette attaque conduit à tirer vers le bas toutes les conditions de travail des entreprises concurrentes, conséquence inéluctable de la sacro-sainte concurrence libre et non faussée.
Ce cercle vicieux ne peut qu’aboutir à une dégradation générale des entreprises de transports, publics ou privées, partout en Europe. Les usagers seront les premières victimes de cette politique. Illustration probante et prémonitoire, l’Angleterre a du re-nationaliser en urgence le réseau ferroviaire pour empêcher la catastrophe.
Aussi le Parti communiste français soutient les cheminots dans leur lutte, et appelle plus largement toutes celles et ceux qui sont attachés à la qualité de leur transport à exprimer leur soutien.
Depuis le 1er septembre, les motrices diesel ont remplacé les trains électriques sur la ligne SNCF Pau-Oloron. A quand le retour à la vapeur ? C’est une décision qui ne passe vraiment pas. Le 25 août dernier, quelque 200 cheminots se sont réunis à l’appel de la CGT en gare d’Oloron-Sainte- Marie pour dénoncer la désélectrification de la ligne Pau-Oloron. Comment, en effet, justifier un “progrès” qui génère moins de confort, moins de puissance et bien plus de pollution ? Aujourd’hui, c’est l’énergie (...)
La nouvelle charge contre les retraites des personnels de la SNCF préfigure une troisième attaque contre les retraites de l’ensemble de la population avec de nouveaux sacrifices contre tous les assurés sociaux. On proclame de façon démagogique “sus aux privilèges” alors que les régimes des cheminots n’ont rien de privilèges : 62% des retraités de la SNCF touchent moins de 1500€ brut par mois. 90% des pensions de reversions sont inférieures à 1000€. 10% plus bas en moyenne que pour le secteur privé (...)
Le parti Communiste Français se félicite des actions décidées par les organisations syndicales le 18 Octobre prochain et appelle à la mobilisation de tous les citoyens pour assurer leurs succès ! Il est important de rétablir les faits et de ne pas se laisser impressionner par la violence de l’offensive du pouvoir. L’offensive contre les régimes “spéciaux” vise en fait l’ensemble des retraites que ce soient celles des fonctionnaires déjà mis à mal en 2003 et celles du régime général dans son ensemble. (...)