Chers amis,
c’est avec plaisir que je réponds aux quelques questions que vous me posez en tant que tête de liste du Front de gauche dans le département des Pyrénées-Atlantiques.
J’apprends avec émotion que trois étudiants ont été arrêtés hier au soir, mis en garde à vue. Le dernier n’a été libéré qu’à midi aujourd’hui. Notre solidarité va aux trois étudiants, leurs familles et à toute la communauté universitaire. Ces trois étudiants participaient à une retraite aux flambeaux de façon tout à fait pacifique. Depuis le début février notre Université de Pau et des Pays de l’Adour est en grève, comme toutes les universités de France. Le gouvernement et particulièrement Madame Pécresse ont une (...)
Les parents d’élèves de l’école Xavier Navarrot, dont certains sont déjà touchés comme salariés, ou chômeurs, sont justement mobilisés et révoltés de voir maintenant leurs enfants sacrifiés sur l’autel de la marchandisation de l’éducation nationale, par la suppression d’un poste d’enseignant dans cette école.
L’intitulé de cette délibération portant l’annonce de la « création d’une carte scolaire sur la ville de Pau » attire d’emblée notre intérêt pour ne pas dire notre sympathie. Nous soutenons la volonté de sa mise en place mais nous nous interrogeons sur son contenu.
Rappelons d’abord que le principe d’une carte scolaire c’est affecter les enfants, quelles que soient leurs origines sociales, dans les écoles de leurs secteurs, le but étant d’assurer la mixité sociale. Mais deux problèmes se posent, au moins deux : la mixité sociale dans les quartiers eux-mêmes existe peu et d’autre part, certains établissements scolaires sont évités par certaines familles.
On voit bien là que la carte scolaire pose en fait la question plus large de la politique de la ville, de la précarité qui ronge ces quartiers et qui les stigmatise, précarité aggravée par le démantèlement des services publics. Il s’agit de problèmes de société, de quelle société nous voulons et des moyens mis, à tous les niveaux pour combattre les inégalités sociales.
Les fortes mobilisations pour s’opposer à la réforme des lycées et à la réduction drastique des postes ont contraint dans un premier temps le Ministre Darcos à un recul tactique, mais rien n’est définitivement joué. Sarkozy persiste , il a récemment déclaré que la réforme aurait bien lieu.
Depuis plusieurs semaines, la mobilisation grandit sous des formes multiples dans le pays contre les réformes rétrogrades menées par le ministre Darcos à tous les niveaux du système éducatif.
Dans le département, à Pau comme à Orthez, à Bayonne, partout ! les lycéens ont montré leur détermination et on fait franchir le gouvernement.
Synthèse de l’intervention d’Hélène Lérou-Pourqué au conseil municipal du 19/11/08
Intervention de Danielle Raucoules Madame la Maire Il y a lieu de se réjouir d’une journée comme aujourd’hui : Un taux important de grévistes, de la maternelle à l’enseignement supérieur ainsi que des personnels territoriaux, journée qui marque – souhaitons le – un tournant pour la défense et la promotion du service public d’éducation nationale. Et puis, la motion qui vient d’être présentée, à applaudir des deux mains, marquant de son côté le soutien des élus. Parmi les attaques nombreuses portées à (...)
La très grave crise que nous traversons suscite partout des inquiétudes tant il est vrai qu’elle révèle la faillite de tout un système, celui de la quête sans fin de profits en dehors de toute rationalité économique et sociale. Loin de s’interroger, de remettre en cause les dogmes libéraux qui nous conduisent à l’abîme, le gouvernement enfonce le clou. D’abord en volant au secours des banques à concurrence de 360 milliards d’€ (le budget de l’éducation nationale est de 63 M€ toutes dépenses confondues), sans maîtrise publique sur l’utilisation de ces fonds qui vont alimenter l’incendie financier.
Ensuite en profitant de « l’aubaine » de cette crise pour justifier l’austérité budgétaire, notamment pour notre système éducatif, et tenter d’imposer de force en France comme partout ailleurs, le même modèle, forcément libéral.
Les suppressions massives de postes s’accélèrent : 11200 en 2008 ; 13500 chaque année à partir de 2009 ; 3000 postes en moins aux concours. L’école maternelle connait des conditions de fonctionnement de plus en plus difficiles : elle sert de vivier pour les suppressions et on y scolarise de moins en moins, faute de places, les deux ans, les trois ans... bientôt les quatre ans. Des programmes dits nouveaux sont concoctés dans le secret d’on ne sait quel cabinet et au mépris de l’apport des (...)
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