Le Journal officiel du 20 novembre 2008 annonce le retrait du fichier EDVIGE 1.0.
C’est la forte mobilisation citoyenne au travers du Collectif « Non à EDVIGE » qui a permis cette victoire et le retrait d’un fichier qui a fait l’unanimité contre lui.
La mobilisation a été telle que le gouvernement a dû reculer sur quelques points très controversés (orientation sexuelle, état de santé). Mais fond et finalités sont les mêmes : EDVIRSP, c’est d’EDVIGE 2. Casier judiciaire, STIC, FNAEG, Eloi, Ardoise, Base-élèves… : les fichiers se sont multipliés au cours des années et singulièrement depuis 2002. EDVIRSP va plus loin, ciblant les jeunes - dès 13 ans - et les militants, non pour des actes qu’ils auraient commis, mais ceux qu’ils pourraient commettre, au (...)
Fin 2003, dans le sillage d’un des nombreux projets de loi liberticides du ministre de l’intérieur, le préfet des P.A., relayé par l’inspecteur d’académie, avait tenté de poser des questions fort indiscrètes et nominatives aux chefs d’établissements sur les élèves qu’ils accueillaient et qui habitaient un ghetto précisément limité : Ousse des bois. La réaction des personnels de certains établissements avait été très rapide. Les organisations syndicales avaient exigé et obtenu avec d’autres partenaires que (...)
L’explosion des banlieues, loin de conduire à une prise en compte réelle des causes de la désespérance sociale, a donné des ailes au gouvernement pour conduire une politique de régression des droits pour les jeunes et les populations les plus défavorisées : réduction de la scolarité pour les élèves les plus en difficulté avec l’apprentissage à 14 ans, autorisation du travail de nuit à partir de 15 ans. Pour faire taire les populations fragilisées, il faut transformer la politique de prévention en arsenal (...)