Le 5 juin à Pau a eu lieu, avec L’Elu d’Aujourd’hui, une rencontre interdépartementale sur le thème Vivre et travailler en Pyrénées.
C’est avec grand plaisir que j’accueille les premières rencontres organisées par « l’élu d’aujourd’hui » le magazine de notre association d’élus, à Pau, à l’initiative d’Éric Barouquère, élu de SEMEAC et membre du conseil national de l’ANECR.
Le thème de notre réflexion est « vivre et travailler dans les Pyrénées ; Développer nos territoires ».
Sont donc réunis des élus communistes et républicains mais également des élus socialistes ou non inscrits des Hautes Pyrénées et Pyrénées Atlantiques.
Je vous souhaite la bienvenue dans la ville de Pau et sa communauté d’agglomération. Une équipe de gauche gère cette ville. Le pari de la diversité politique et citoyenne a été gagnante contre la droite UMP exotique et le MODEM. Une affirmation des valeurs de gauche a permis de gagner et d’engager une politique qui veut tourner le dos au clientélisme et affirmer l’intérêt général, le service public et la démocratie comme vecteurs d’un nouveau développement.
Car en fait et pour rentrer directement dans le sujet du jour, le développement des territoires relève avant tout d’une volonté politique qui s’appuie tout simplement sur des axes de développement politique. Ensuite la technique et l’organisation, certes indispensables sont secondaires.
En quelques phrases rapides, je voudrais contribuer à notre réflexion sur le développement à partir d’une compétence qui pour certains est un supplément d’âmes mais qui pour moi est essentielle : celle de la culture.
Je ne développerai pas ici la dimension émancipatrice et créatrice de la culture pour le développement en général et particulier des individus. J’y veille au quotidien de mon action et sait rappeler, en respectant mes engagements, mais très fermement , si besoin, que certains principes, tels que la liberté de création des artistes, l’indépendance de ces derniers devant les institutions sont intangibles.
Je développerai plutôt une dimension de la culture, qui n’est pas dans l’historicité de l’engagement communiste ; C’est la culture en tant que facteur de développement, la culture en tant que création de valeur économique.
Un seul exemple pour être dans le sujet : à Pau mais aussi à Tarbes, il y a deux écoles supérieures d’Art et de la Communication. Les conventions de rapprochement ont été signées. Un nouveau bâtiment accueillera l’ESAC de Pau en centre ville. Nos écoles sont très côtés et forment des créateurs, designers … chaque année.
Nous avons également le PCI situé à Billère.
L’investissement pour les nouveaux locaux de l’Esac et la rénovation du PCI injecteront 14 millions d’€ dans l’économie du bâtiment et leur dynamisation permettra de développer des activités de prestation des service …
Mais au delà de cela, je souhaiterai imaginer un pôle de création adossé à ces structures. Avec la création d’une Pépinière d’entreprise dans un premier temps puis d’un hôtel d’entreprises dans un second temps. Pourquoi pas porter un outil de développement pour jeunes créateurs, sur l’ancienne friche des tribunes de la gare ou la magnifique usine des tramways vient d’être réhabilitée et reconstruite pour accueillir le PILPA et les services culturels. Une aubaine pour les créateurs, Le challenge ne peut il pas être relevé ? La culture peut et doit être vecteur de développement. C’est une dimension que je souhaite introduire avec mes collègues élus dans le second terme du mandat, avec le soutien des acteurs culturels, et en totale conformité avec le programme Cap et Cœur qui prévoyait des pépinières d’entreprise dans le cadre d’une économie nouvelle et solidaire.
A l’issu de cet exemple, rapide- mais je m’y étais engagée- je laisse la parole à Joseph Tréhel, Rédacteur en chef de l’Elu d’Aujourd’hui et Jacques Lérou, qui co-animeront nos travaux.
Je vous remercie.