Une nouvelle manifestation anti-LGV aura lieu à Hendaye le 23 janvier. Depuis des mois, dans un flot d’interventions parfois pertinentes, souvent loufoques, mais toujours médiatisées à outrance, l’essentiel n’est jamais mis en débat. Tous évitent la question politique fondamentale : la construction (ou pas) de la LGV va-t-elle apporter des réponses aux besoins des populations, à la préservation de l’environnement ou bien va-t-elle satisfaire les profits ?
Une nouvelle manifestation anti-LGV aura lieu à Hendaye le 23 janvier. Depuis des mois, dans un flot d’interventions parfois pertinentes, souvent loufoques, mais toujours médiatisées à outrance, l’essentiel n’est jamais mis en débat. Tous évitent la question politique fondamentale : la construction (ou pas) de la LGV va-t-elle apporter des réponses aux besoins des populations, à la préservation de l’environnement ou bien va-t-elle satisfaire les profits ?
La politique des transports est un élément déterminant pour la vie quotidienne, pour l’aménagement harmonieux de nos territoires, pour l’avenir de notre environnement. Il s’agit donc d’un enjeu de société. Faire le choix d’un transport ferroviaire fret et voyageurs qui réponde aux besoins des populations, qui préserve l’environnement c’est donner la priorité à l’alternative au tout routier. La réussite de cette alternative passe par la complémentarité des modes de transports : à l’anarchie actuelle nous proposons la création d’un pôle public national des transports qui serait l’outil de cohérence pour, entre autres, une tarification unifiée (voyageurs et fret).
QLe véritable enjeu est là ! ue se passe t-il avec le projet LGV Tours-Frontière espagnole ?
Il s’inscrit dans une logique européenne de privatisation du rail (trafics sur lignes actuelles et nouvelles) portée par tous les libéraux dans la foulée des politiques de privatisations que nous connaissons déjà avec la Poste, l’éducation, la santé, l’énergie... La SNCF est vendue à la découpe ! Après le service messageries, c’est au tour du fret de faire les frais de la politique ultralibérale. Viendra ensuite le service voyageurs international et plus tard les trains régionaux. Pour glisser de manière insidieuse vers le démantèlement total de la SNCF, des partenariats publics/privés sont mis sur pied pour la construction de nouvelles infrastructures ferroviaires. La ligne nouvelle TOURS-BORDEAUX en fait partie, le tronçon Bordeaux/Frontière espagnole étant le comble de ce que l’on peut connaître en matière de politique capitaliste : ce projet privé sera entièrement financé par des deniers publics.
Ce financement public/privé est l’argument des libéraux pour que l’Etat se désengage et donne la concession de l’exploitation de la LGV Tours/Frontière espagnole à ceux qui remporteront le marché (Eiffage,Vinci ou Bouygues). C’est un véritable scandale économique ! A terme, l’argent du prix du billet du TGV n’ira plus financer la maintenance du matériel, des infrastructures et l’emploi stable mais ira surtout engraisser les dividendes des actionnaires, organiser le dumping social, précariser l’emploi ferroviaire à outrance. Cette logique du profit n’hésitera pas à mettre en cause la sécurité des circulations, comme on l’a vu notamment en Grande-Bretagne.
POURQUOI LA GRAVITE DE CE PROJET N’EST-ELLE PAS DENONCEE PAR TOUS CEUX QUI OCCUPENT LE TERRAIN MEDIATIQUE ? PARCE QU’ILS ONT TOUS APPELÉ A VOTER POUR LA MEME EUROPE : CELLE DE LA CASSE DES SERVICES PUBLICS !
Les communistes pensent que seul le service public est garant de l’intérêt général, de l’aménagement du territoire, du progrès technique partagé, de la capacité à rompre avec le "tout camion".
La LGV oui mais pas à n’importe quel prix ! Elle doit être au service des populations, de l’environnement, de l’économie réelle. Toutes les missions du transport ferroviaire doivent rester dans le champ du service public.