pour la renationalisation des autoroutes !

Après trois heures de réunion avec les représentants des transporteurs routiers, Ségolène Royal a annoncé, jeudi 9 octobre, la suppression pure et simple de l’écotaxe. Alors que l’ambition initialement prévue avait été très sévèrement réduite, la ministre enterre l’écotaxe sans la moindre annonce concrète concernant le financement des alternatives au tout-routier. Nous savons bien, en Pyrénées-Atlantiques, combien les alternatives aux murs à camions sont indispensables. Quel avenir pour les projets de fret ferroviaire et fluvial ? Alors que le débat parlementaire en cours a éclairé la faiblesse du "projet de loi de transition énergétique pour la croissance verte" en matière de logement et de transport, sans parler de la privatisation des centrales hydrauliques, cette annonce vient doucher les minces espoirs de celles et ceux qui attendaient un engagement ferme du gouvernement pour la transition écologique des territoires.

Austérité pour nous, profits pour les actionnaires

La politique d’austérité fait les poches des salariés et des familles, dont le pouvoir d’achat est attaqué comme jamais. Pendant ce temps, les dividendes des actionnaires enregistrent des records historiques. C’est le cas des sociétés d’autoroutes. En 2005, nos autoroutes, dont la plupart étaient largement amorties, ont été bradées aux multinationales du BTP. A l’époque, la sous-évaluation de la valeur de ces sociétés concessionnaires avait interpellé. Dans un récent rapport, l’autorité de la concurrence a estimé la rentabilité après impôts des concessionnaires (Eiffage, Vinci, Sanef) "exceptionnellement élevée". Sur 100 euros de péage payés par l’usager, 20 à 24 euros sont du profit net pour les sociétés d’autoroute. Cette rente a dégagé des profits indécents : 15 milliards de dividendes. Qui peut contester que les 22 euros encaissés par A’Liénor sur le conducteur qui parcourt les 150 kilomètres entre Pau et Langon sont un véritable racket ? D’ici 2032, date de fin de la concession des autoroutes, on estime que ces sociétés auront réalisé 40 milliards d’euros de bénéfices, soit 4 fois le « trou » de la sécu. Voilà une belle illustration du coût du capital dont il est trop rarement question dans les grands médias qui préfèrent le rouleau compresseur idéologique sur "le coût du travail".

Pour Ségolène Royal, la solution "prioritaire" à l’abandon de l’écotaxe serait de "ponctionner les bénéfices des sociétés d’autoroutes" sans autre précision sur le dispositif envisagé. Le 19 juin dernier, le Sénat avait l’occasion d’adopter une proposition de loi, déposée par le groupe communiste et républicain, permettant d’engager la renationalisation des concessions d’autoroutes. Il y avait alors une majorité "de gauche" pour la voter. Cela ne fut pas le cas puisque seuls les communistes et les écologistes ont voté "pour", les socialistes et la droite ont voté "contre"…

Faut-il renationaliser les 9000 kms d’autoroutes à péages ?

Cette question va de nouveau être posée dans les prochaines semaines. Une mission d’information parlementaire rendra ses conclusions d’ici la fin de l’année. Est-il possible de mettre fin à la privatisation de la rente autoroutière, de favoriser la modération des tarifs de péage et de dégager des moyens financiers pour l’Agence de financement des infrastructures de transport en France ? Oui, en mobilisant 15 à 20 milliards. C’est beaucoup ? Certes, mais n’oublions pas que chaque année le patronat touche 220 milliards d’aides publiques, dont le fameux CICE, alors que dans le même temps, l’INSEE vient d’enregistrer une baisse de l’investissement et que l’Unédic prévoit plus de 150 000 chômeurs de plus d’ici la fin 2015. A quand un contrôle public sur l’utilisation de ce pactole ? Pourquoi ne pas en demander le remboursement quand ces sommes ne sont pas utilisées pour l’emploi, les salaires, la formation, les investissements utiles, la transition écologique et énergétique ? Tout cela au fond relève d’un choix de société : l’humain ou le fric, la transition écologique ou le chaos.

Pétition : Appel pour un référendum sur la réforme territoriale en cours

Appel pour un référendum sur la réforme territoriale en cours Pour un nouvel élan démocratique donnons la parole au Peuple

Après la loi d’affirmation des métropoles, la réforme territoriale annoncée tambour battant dans la foulée des élections est en train d’être adoptée au pas de charge, sans débat ni concertation.

Il s’agit de changements majeurs qui mettent en cause le socle républicain en réduisant de façon considérable les espaces d’intervention citoyenne, en portant des coups sévères à la capacité d’action de la puissance publique, en mettant à mal l’égalité entre les territoires.

En balayant les apports créatifs de la décentralisation, ces projets auront pour effet de concentrer les pouvoirs entre les mains de quelques-uns, d’instaurer des tutelles et une technocratie puissante, pour mettre les territoires désincarnés plus encore au service de la concurrence libérale.

Cette restructuration massive s’accompagne d’une volonté farouche de réduire le volume de l’action publique (pacte de responsabilité) et se traduit par une réduction sans précédent des moyens des collectivités locales déjà en difficulté pour assurer le développement de nos territoires et la réponse aux besoins de la population.

Le mouvement sportif, les acteurs culturels, l’éducation populaire en payeront le prix fort, et il en sera de même pour le tissu économique et les services publics locaux. Cette logique doit être refusée et nous devons protéger l’investissement public en rejettant l’austérité programmée. la remise en cause des collectivités locales où nous avons appris à vivre et décider ensemble dans une certaine proximité n’est pas la solution pour remédier aux insuffisances démocratiques et relever les défis de notre temps.

Face à la crise politique, il est urgent de refonder ensemble la république française. Cela doit se faire dans un grand mouvement de réappropriation populaire et d’intervention citoyenne.

C’est pourquoi, nous demandons - c’est là, la seule urgence véritable - un grand débat public ainsi que la consultation de notre peuple par référendum sur la réforme territoriale en cours.

Hommage à la mémoire d’Hervé Gourdel

La lutte contre le terrorisme est une priorité pour les communistes. Le meurtre de notre compatriote, Hervé Gourdel, nous rappelle que des groupes structurés sont prêts à tout pour faire régner la peur et la haine.

Les communistes participeront à tous les hommages nationaux ou locaux en la mémoire d’Hervé Gourdel dans le respect strict des volontés exprimé par sa famille.

Les communistes y participeront pour apporter à la famille et aux proches de la victime toute leur solidarité dans ce moment si difficile et douloureux pour eux. Nous réaffirmons notre indignation face à la cruauté et l’inhumanité des assassins d’Hervé Gourdel et face à celles de tous ceux qui se réclament du djihadisme.

Les communistes y participeront pour réaffirmer que face à ce déchaînement de violence et de haine, ils travailleront sans relâche à la cohésion de notre peuple dans toutes ses composantes et sans discrimination dans la lutte pour l’égalité, la justice et la solidarité.

Les Français ne tomberont pas dans le piège tendu par les terroristes, ou certains extrémistes de l’ordre nouveau. Aucune religion ne prône le recours à une telle barbarie et ne peut servir à justifier de tels actes de terreur. Nous saluons toutes celles et tous ceux qui se lèvent pour manifester leur liberté de conscience et dire non au terrorisme.

« Guerre » contre le terrorisme ou « lutte » contre le terrorisme ?

Le meurtre d’Hervé Gourdel met en premier plan la lutte contre les organisations terroristes. La sémantique n’est pas neutre. La « guerre » contre le terrorisme préconisée par le président de la République fait référence aux mots et à la politique de G.W. Bush après le 11-Septembre.

13 ans plus tard, nous voyons bien que cette stratégie est un échec et un désastre.

Un échec car elle nie que la structuration de ces groupes terroristes a été et est encore aidée par des puissances internationales et régionales comme l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et les Etats-Unis eux-mêmes tant qu’ils servaient leurs intérêts ou servaient à diviser les peuples sur lesquels l’« Occident » prétend maintenir sa domination. Aujourd’hui les monstres échappent à leurs créateurs.

Un désastre parce que les 4 000 milliards de dollars mis dans cette « guerre » ont ont pour résultat d’être passé d’1 foyer de djihadistes dans le monde à 13.

Il faut donc changer de politique. Le PCF souhaite qu’une véritable stratégie de lutte contre le terrorisme se mette en place. Cela nécessite d’avoir des objectifs clairs et les moyens financiers et humains d’agir sans compromettre les libertés individuelles. Cela suppose de sortir d’une logique de domination économique, politique et militaire au profit d’une logique de coopération, de développement, de démocratie.

Les meurtres antisémites d’un Merah ou encore le cafouillage du week-end dernier à l’arrivée de 3 djihadistes en provenance de Turquie montrent que notre système de renseignements et de sécurité intérieur ont de sérieuses lacunes.

Les renseignements généraux et les services anti terroristes ont-ils les moyens techniques et humains pour remplir leurs missions ? et surtout quelles sont les priorités et modalités de leur mission ? Le dispositif juridique et législatif de notre pays est suffisant pour répondre à la menace terroriste, il faut encore l’appliquer, et ce dans le respect des droits et libertés.

Le Parlement n’est pas assez associé aux objectifs et moyens mis en œuvre. C’est indispensable pour éviter toute tentation de dérives autoritaires.

Non à la guerre, Oui à des mesures coercitives contre Daesh

Est-ce que les frappes aériennes menées par la France en Irak et par les Etats-Unis en Syrie vont empêcher ce qui s’est passé en Algérie avec le meurtre d’Hervé Gourdel ? A l’évidence non ! La France doit être unie derrière la famille d’Hervé Gourdel. Dans un moment tel que celui-là, la recherche de cohésion s’impose, mais elle ne peut se traduire par taire le débat qui existe sur la manière de mener efficacement ou non la lutte contre le terrorisme, et sur l’aide à apporter à ceux qui en Irak et en Syrie combattent l’ « Etat islamique ».

La force du mouvement Daesh, c’est à la fois de s’appuyer sur une base territoriale et une stratégie économique. Les objectifs militaires de la France au moyen de « frappes » en Irak, même ciblées, sont inefficaces dans la durée. Au lieu de dépenser des millions dans des frappes militaires, il serait plus utile d’aider de manière plus importante les combattants kurdes en Irak et en Syrie, et d’aider l’Irak à reconstruire son armée et son État.

Le terrorisme c’est d’abord une entreprise de la terreur et de conflits

Le terrorisme c’est d’abord une entreprise qui cherche à faire des profits financiers en faisant régner la terreur. Le chiffre d’affaires de Daesh dépasse le milliard de dollars par an. Des mesures internationales doivent être prises pour agir sur les États de la région qui arment et achètent aux groupes terroristes du pétrole, pour agir sur les finances des « émirs » chefs de bandes qui utilisent le terrorisme comme moyen de s’enrichir, et pour agir enfin sur les marchands d’armes qui profitent des trafics.

Parti communiste français, le 26 septembre 2014




Compte-rendu du 10ème congrès de l’ARF, Toulouse, octobre 2014

Le 10ème congrès de l’Association des Régions de France, dernier dans cette configuration à 27 régions (22 en métropole et 5 outre-mer) n’était pas un congrès. Dans un congrès, on échange, on construit éventuellement des stratégies. On pratique une espèce de démocratie. A Toulouse, ce fut une réunion organisée par l’équipe dirigée par le président de la région d’Aquitaine, pour faire passer la réforme territoriale concoctée par le président de la République et son gouvernement au nom du grand patronat, pour lui (...)

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La vigilance est nécessaire dans la détermination des subventions aux entreprises

Une des compétences principales du conseil régional est « la promotion du développement économique et social, sanitaire, culturel et scientifique de son territoire et pour assurer la préservation de son identité, dans le respect de l’intégrité, de l’autonomie et des attributions des Départements et des Communes ». Ce qui est généralement traduit dans la réalité en Aquitaine par « Le développement économique, domaine d’action principal de la Région », et se précise par cette définition qui évacue l’aspect de (...)

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FETE DU JOURNAL LIBERTE - SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2014

PETANQUE AU JAI ALAI Nous remercions le CLUB DE PETANQUE pour l’aide qu’il nous apporte pour l’organisation de notre concours annuel. JET DU BUT A 14 H 30… REMISE DES PRIX A LA HAUTE-VILLE POUR TOUS LES AGES, POUR TOUS LES GOUTS THÉÂTRE 15 H 30 sur la Place Pampeya Espel, la Compagnie TOKIA et son spectacle pour enfants. 16 H 30 salle Etchahun… Elle est pas belle la vie !! Saynète écrite par Catherine Anne et Sylvain Levey pour une troupe de comédiens amateurs. Mise en scène de Violette Campo (...)

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Jaurès, réveille-toi, ils sont devenus fous

Jaurès, réveille-toi, ils sont devenus fous par CN-PCF

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Hendaye
STOP TAFTA rassemblement de Biarritz le 11 octobre 2014

tafta4

Hendaye
STOP TAFTA

TAFTA NON ! un danger pour l’emploi, la sécurité alimentaire, la protection de l’environnement et la démocratie Le PCF 64 Côte Basque, appelle dans le cadre de la journée européenne d’action contre les traités transatlantique, a participer à (...)

Hendaye
La dette, un verrou dans les têtes !!

"Les annonces du gouvernement présentant les grandes lignes du budget 2015 sont d-une incroyable et tragique banalité tant elles marquent une extraordinaire continuité dans les mesures prises par les gouvernements successifs depuis très longtemps. (...)

Nay
Débat le 9 octobre 2014 /// LE TRAVAIL : UNE RICHESSE, PAS UN COÛT !

Hendaye
"Exécution d’Hervé GOURDEL : consternation et indignation"

Hendaye
PETITION - Pour un référendum sur la réforme territoriale

Hendaye
Le président s’enfonce inexorablement dans l’échec

Hendaye
Les communistes de la Section écrivent à Peyuco Duhart

Oloron
RÉUNION D’INFORMATION/DÉBAT

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