Mort de Rémi Fraisse : des paroles qui tardent et des décisions bien trop faibles

Le procureur de la République d’Albi vient de déclarer que la mort de Rémi Fraisse a été provoquée par « un explosif militaire de type grenade offensive ». Les premiers témoignages sont donc confirmés, c’est bel et bien un tir des forces de gendarmerie qui est à l’origine du décès d’un jeune homme de 21 ans, ni armé, ni cagoulé, dont le seul bagage était un BTS, des convictions et une passion pour les plantes et les fleurs.

La justice devra faire toute la lumière sur les circonstances de cette tragédie. La jeunesse de notre pays a bien des choses à exprimer, à crier et à dénoncer. Le travail républicain des forces de l’ordre n’est-il pas, en priorité, de les protéger ? Avec des grenades offensives ? Cette réalité est totalement insupportable. Sans attendre les résultats de l’enquête administrative, le ministre de l’Intérieur vient de demander la suspension de l’utilisation de ces projectiles de gendarmerie. C’est bien le moins qu’il pouvait faire. Il faut davantage en saisissant le Parlement, en abordant toutes les questions sur le type d’intervention des forces de l’ordre en de tels moments, en essayant de comprendre pourquoi nous en sommes arrivés à un tel niveau de tension à Sivens ? Comment permettre à des citoyens qui défendent des idées et des valeurs, se rassemblent et s’opposent à des projets jugés inutiles, de ne pas se sentir criminalisés et menacés ?

François Hollande et le gouvernement ne semblaient toujours pas, mardi soir, avoir pris la juste mesure de ce qui vient de se passer. La République se manque à elle-même, quand, dans de telles circonstances, ses plus hauts représentants ont des paroles qui tardent et des décisions qui paraissent bien trop faibles.

pour la renationalisation des autoroutes !

Après trois heures de réunion avec les représentants des transporteurs routiers, Ségolène Royal a annoncé, jeudi 9 octobre, la suppression pure et simple de l’écotaxe. Alors que l’ambition initialement prévue avait été très sévèrement réduite, la ministre enterre l’écotaxe sans la moindre annonce concrète concernant le financement des alternatives au tout-routier. Nous savons bien, en Pyrénées-Atlantiques, combien les alternatives aux murs à camions sont indispensables. Quel avenir pour les projets de fret ferroviaire et fluvial ? Alors que le débat parlementaire en cours a éclairé la faiblesse du "projet de loi de transition énergétique pour la croissance verte" en matière de logement et de transport, sans parler de la privatisation des centrales hydrauliques, cette annonce vient doucher les minces espoirs de celles et ceux qui attendaient un engagement ferme du gouvernement pour la transition écologique des territoires.

Austérité pour nous, profits pour les actionnaires

La politique d’austérité fait les poches des salariés et des familles, dont le pouvoir d’achat est attaqué comme jamais. Pendant ce temps, les dividendes des actionnaires enregistrent des records historiques. C’est le cas des sociétés d’autoroutes. En 2005, nos autoroutes, dont la plupart étaient largement amorties, ont été bradées aux multinationales du BTP. A l’époque, la sous-évaluation de la valeur de ces sociétés concessionnaires avait interpellé. Dans un récent rapport, l’autorité de la concurrence a estimé la rentabilité après impôts des concessionnaires (Eiffage, Vinci, Sanef) "exceptionnellement élevée". Sur 100 euros de péage payés par l’usager, 20 à 24 euros sont du profit net pour les sociétés d’autoroute. Cette rente a dégagé des profits indécents : 15 milliards de dividendes. Qui peut contester que les 22 euros encaissés par A’Liénor sur le conducteur qui parcourt les 150 kilomètres entre Pau et Langon sont un véritable racket ? D’ici 2032, date de fin de la concession des autoroutes, on estime que ces sociétés auront réalisé 40 milliards d’euros de bénéfices, soit 4 fois le « trou » de la sécu. Voilà une belle illustration du coût du capital dont il est trop rarement question dans les grands médias qui préfèrent le rouleau compresseur idéologique sur "le coût du travail".

Pour Ségolène Royal, la solution "prioritaire" à l’abandon de l’écotaxe serait de "ponctionner les bénéfices des sociétés d’autoroutes" sans autre précision sur le dispositif envisagé. Le 19 juin dernier, le Sénat avait l’occasion d’adopter une proposition de loi, déposée par le groupe communiste et républicain, permettant d’engager la renationalisation des concessions d’autoroutes. Il y avait alors une majorité "de gauche" pour la voter. Cela ne fut pas le cas puisque seuls les communistes et les écologistes ont voté "pour", les socialistes et la droite ont voté "contre"…

Faut-il renationaliser les 9000 kms d’autoroutes à péages ?

Cette question va de nouveau être posée dans les prochaines semaines. Une mission d’information parlementaire rendra ses conclusions d’ici la fin de l’année. Est-il possible de mettre fin à la privatisation de la rente autoroutière, de favoriser la modération des tarifs de péage et de dégager des moyens financiers pour l’Agence de financement des infrastructures de transport en France ? Oui, en mobilisant 15 à 20 milliards. C’est beaucoup ? Certes, mais n’oublions pas que chaque année le patronat touche 220 milliards d’aides publiques, dont le fameux CICE, alors que dans le même temps, l’INSEE vient d’enregistrer une baisse de l’investissement et que l’Unédic prévoit plus de 150 000 chômeurs de plus d’ici la fin 2015. A quand un contrôle public sur l’utilisation de ce pactole ? Pourquoi ne pas en demander le remboursement quand ces sommes ne sont pas utilisées pour l’emploi, les salaires, la formation, les investissements utiles, la transition écologique et énergétique ? Tout cela au fond relève d’un choix de société : l’humain ou le fric, la transition écologique ou le chaos.

Pétition : Appel pour un référendum sur la réforme territoriale en cours

Appel pour un référendum sur la réforme territoriale en cours Pour un nouvel élan démocratique donnons la parole au Peuple

Après la loi d’affirmation des métropoles, la réforme territoriale annoncée tambour battant dans la foulée des élections est en train d’être adoptée au pas de charge, sans débat ni concertation.

Il s’agit de changements majeurs qui mettent en cause le socle républicain en réduisant de façon considérable les espaces d’intervention citoyenne, en portant des coups sévères à la capacité d’action de la puissance publique, en mettant à mal l’égalité entre les territoires.

En balayant les apports créatifs de la décentralisation, ces projets auront pour effet de concentrer les pouvoirs entre les mains de quelques-uns, d’instaurer des tutelles et une technocratie puissante, pour mettre les territoires désincarnés plus encore au service de la concurrence libérale.

Cette restructuration massive s’accompagne d’une volonté farouche de réduire le volume de l’action publique (pacte de responsabilité) et se traduit par une réduction sans précédent des moyens des collectivités locales déjà en difficulté pour assurer le développement de nos territoires et la réponse aux besoins de la population.

Le mouvement sportif, les acteurs culturels, l’éducation populaire en payeront le prix fort, et il en sera de même pour le tissu économique et les services publics locaux. Cette logique doit être refusée et nous devons protéger l’investissement public en rejettant l’austérité programmée. la remise en cause des collectivités locales où nous avons appris à vivre et décider ensemble dans une certaine proximité n’est pas la solution pour remédier aux insuffisances démocratiques et relever les défis de notre temps.

Face à la crise politique, il est urgent de refonder ensemble la république française. Cela doit se faire dans un grand mouvement de réappropriation populaire et d’intervention citoyenne.

C’est pourquoi, nous demandons - c’est là, la seule urgence véritable - un grand débat public ainsi que la consultation de notre peuple par référendum sur la réforme territoriale en cours.




Conseil Régional aquitaine : plénière du 20 octobre 2014

Conseil régional d’Aquitaine : une séance plénière intéressante, à laquelle nos deux élus ont participé activement Nos deux élus du Front de gauche, Alain Baché, et Isabelle Larrouy élue de notre département, sont intervenus à plusieurs reprises le 20 octobre lors de la séance plénière du conseil régional consacrée au développement durable 2014 et à la préparation des orientations budgétaires. Isabelle Larrouy est intervenue pour rappeler les valeurs qui doivent présider à ce développement : l’humain d’abord. (...)

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Rémi Fraisse : Mort pour un projet inutile

La manifestation nationale de soutien au mouvement des opposants à la destruction de la zone humide du Testet dans le Tarn a eu lieu samedi 25 octobre pour l’essentiel dans le calme. Mais des incidents graves et violents se sont déroulés tard dans la nuit du 25 au 26 octobre entre les gendarmes mobiles et les opposants au projet du barrage. Suite à ces incidents, un jeune homme de 21 ans, Rémi Fraisse est décédé. Nous présentons toutes nos condoléances à la famille et aux proches de Rémi Fraisse. (...)

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Compte-rendu du 10ème congrès de l’ARF, Toulouse, octobre 2014

Le 10ème congrès de l’Association des Régions de France, dernier dans cette configuration à 27 régions (22 en métropole et 5 outre-mer) n’était pas un congrès. Dans un congrès, on échange, on construit éventuellement des stratégies. On pratique une espèce de démocratie. A Toulouse, ce fut une réunion organisée par l’équipe dirigée par le président de la région d’Aquitaine, pour faire passer la réforme territoriale concoctée par le président de la République et son gouvernement au nom du grand patronat, pour lui (...)

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Hommage à la mémoire d’Hervé Gourdel

La lutte contre le terrorisme est une priorité pour les communistes. Le meurtre de notre compatriote, Hervé Gourdel, nous rappelle que des groupes structurés sont prêts à tout pour faire régner la peur et la haine. Les communistes participeront à tous les hommages nationaux ou locaux en la mémoire d’Hervé Gourdel dans le respect strict des volontés exprimé par sa famille. Les communistes y participeront pour apporter à la famille et aux proches de la victime toute leur solidarité dans ce moment si (...)

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Non à la privatisation rampante de l’enseignement de la langue Basque

La municipalité va réhabiliter l’école publique primaire ville qui en a grand besoin et tout le monde en convient. Le Maire qui, comme ses prédécesseurs, a toujours défendu les intérêts de l’Ikastola, a décidé de franchir un nouveau cap en profitant de (...)

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Orthez : l’hôpital et une école publics menacés

L’Agence Régionale de Santé a pris la décision de fermer la maternité d’Orthez, malgré le nombre élevé de naissances, malgré l’opposition des personnels, et de la population, mais avec l’approbation du maire Yves Darrigrand et du député David (...)

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"Urgence Kobanê"

Communiqué PCF64- Côte basque - Sud Landes. Le PCF 64 - Côte Basque-Sud Landes appelle à l’initiative de " L’association solidarité France Kurdistan" et dans le cadre de la journée mondiale "Urgence Kobanê" à se rassembler le : 1er novembre 2014, (...)

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Sivens : "La mort de Rémi Fraisse est intolérable"

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STOP TAFTA rassemblement de Biarritz le 11 octobre 2014

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OUI À LA MATERNITÉ ET À LA CHIRURGIE PUBLIQUE AU SEIN DE L’HôPITAL !

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Rassemblement le 1er novembre 2014, 17h30 devant la mairie de Bayonne

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