LA DIGNITE CONTRE L’HORREUR

Cinq jours après la terrible tuerie de Nice, qui a vu les vies de 84 femmes, hommes et enfants fauchées et des centaines d’autres blessées ou marquées pour toujours, notre nation reste endeuillée et profondément choquée. Cette folie terroriste aveugle a plongé le pays dans un angoissant questionnement sur les motivations du meurtrier Mohamed Lahouij-Bouhlel et sur les moyens de faire face à la terreur que cherchent à imposer de tels actes.

Au chagrin s’est mêlée depuis la colère devant les polémiques et les surenchères indécentes auxquelles se sont livrés sans recul nombre de responsables politiques.

Dès le 15 juillet, le Parti communiste français a refusé ce manque de dignité en appelant à la solidarité et au respect des familles endeuillées, en demandant le temps nécessaire à l’enquête et à la réflexion pour évaluer les nouvelles mesures à prendre face au palier franchi dans l’horreur. D’autres, singulièrement à droite et à l’extrême droite, ont préféré faire assaut de déclarations irresponsables et de surenchères sans fondement. Oui, nous le redisons avec force, contre la marée nauséabonde de tous les démagogues, il va falloir raisonner, penser pour pouvoir agir mieux et plus efficacement contre la menace terroriste grandissante, contre la violence criminelle qui se pare d’alibis ou de mobiles religieux ou politiques, et contre les haines et les divisions.

Le gouvernement a décidé, sans débat, de prolonger l’état d’urgence, sous la pression de la droite et de l’extrême droite qui veulent durcir encore le régime d’exception.

Or, force est de constater que l’état d’urgence n’a pas permis d’éviter le carnage de Nice, dans une ville que les élus de droite ont faite laboratoire de leurs expérimentations sécuritaires.

Avant d’annoncer précipitamment sa prolongation, le président de la République venait de la déclarer inutile en indiquant que les lois récemment votées après son déclenchement permettaient de prendre le relais. Le risque s’accroît donc d’une dérive répressive sans efficacité pour la sécurité de nos concitoyen-ne-s, et d’une atteinte à nos libertés publiques fondamentales.

Nos groupes parlementaires ne voteront donc pas cette prolongation.

Nous appelons en revanche à une réorientation profonde de nos politiques nationales, européennes et internationales. La lutte contre l’action terroriste et l’insécurité du monde est inséparable de la reconstruction d’une nouvelle civilisation commune à toute l’humanité.

Riposter à la violence terroriste et au projet politique meurtrier et dictatorial de Daesh, par la seule voie militaire, par l’engagement de notre pays dans une logique de guerre aveugle, sans stratégie politique visant le retour de la paix et de la sécurité internationale est une grave erreur. Elle alimente la propagande de Daesh sur les esprits qu’il domine.

Tous les promoteurs et artisans de la logique de « guerre des civilisations », depuis Daesh jusqu’à ceux qui prétendent la combattre sur le même terrain, entraînent notre pays et l’humanité dans une voie sans issue.

Les communistes appellent à résister à cette logique meurtrière, à faire reculer ensemble les violences, les haines et les politiques de la peur.

Nous avons, ensemble, la capacité de rejeter le terrorisme et tout ce qui le nourrit, ici en France et ailleurs dans le monde où les guerres et le chaos qu’elles entraînent lui servent de terreau pour son développement.

La France doit enfin accepter de réviser en profondeur ses choix internationaux pour des évolutions de paix au Proche-Orient et en Afrique. Les peuples du Proche-Orient et d’Afrique y aspirent profondément ; ce sont eux et les forces démocratiques et pacifiques que la France doit soutenir avec ardeur.

Ici en France, il est temps de déclarer l’état d’urgence sociale afin de stopper les politiques d’austérité (baisse des dotations aux collectivités locales, suppression de services et de personnel) et de déployer des moyens sans précédent de présence de l’État et des services publics dans tous les territoires de la République.

Sécurité de proximité, éducation, santé publique, accompagnement psychiatrique, prévention, aide psychologique, lutte contre les violences faites aux femmes, contre les trafics mafieux… sont des priorités d’une urgence absolue

C’est seulement dans ce cadre nouveau que les efforts immenses faits par les services de sécurité, de police et de gendarmerie, dont il faut saluer le dévouement, trouveront leur pleine efficacité.

Au-delà, c’est un autre avenir de développement et de solidarité, un avenir d’humanité commune, qu’il faut mettre à l’ordre du jour, en France, en Europe et dans le monde. Nous ne voulons plus de ce monde de l’argent, des concurrences et des guerres, qui nourrit tous les égoïsmes et les racismes.

Contre le déferlement de haine et de démagogie qui ouvrent aujourd’hui la voie aux populismes en tous genres et aux extrêmes droites violentes et xénophobes, les communistes œuvreront sans relâche pour que notre peuple, et toutes celles et ceux qui ont choisi la France pour y vivre, puissent débattre sereinement et démocratiquement de ces enjeux majeurs.

2017 sera pour cela une année cruciale durant laquelle nous ne laisserons pas le débat politique se rouler dans la fange.

Notre pays mérite mieux, afin de construire un dialogue avec les forces démocratiques du monde pour une humanité de paix, d’égalité et de partage.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

Paris, le 19 juillet 2016.

Grèves et manifestations les 23 et 28 juin

Après le succès du 14 juin, avec 1 300 000 manifestants au niveau national, 5000 dans le département, les organisations syndicales départementales CGT/FO/FSU/Solidaires et les organisations de jeunesse UNL, MJS, JC appellent à deux nouvelles journées de mobilisation, les 23 et 28 juin, date à laquelle nous remettrons les pétitions à la préfecture et aux sous-préfectures.

Nos organisations appellent tous les jeunes, les syndicats, toutes les sections syndicales à tenir de nouvelles assemblées générales pour élaborer avec les syndiqués et les salariés, les cahiers revendicatifs, faire vivre le plus largement possible la votation et décider d’arrêts de travail.

Retrouvons-nous Jeudi 23 juin et mardi 28 juin à 10 heures 30, dans la grève et les manifestations
- à Bayonne place St Ursule
- à Pau, Place de Verdun.

Intervention de Dominique Mélé à la réunion publique des communistes espagnols, Izquierda Unida et Podemos à Bilbao, le 20 juin, pour les élections législatives espagnoles.

Chers camarades,

A__F3F8En mon nom et au nom du Parti Communiste Français que je représente aujourd’hui, je vous remercie de votre invitation et je suis très heureux d’être parmi vous, camarades, pour partager l’expérience que nous vivons en France actuellement.

Notre pays est comme le vôtre, en pleine ébullition, mais vous, vous approchez de votre élection du 26 juin, Nous, nous sommes à un an des prochaines élections présidentielles et législatives et la situation politique est en pleine évolution.

Le Président Hollande et le gouvernement du 1er Ministre Valls, soutenus par la direction du Parti socialiste, s’enfoncent et s’entêtent dans des choix ultralibéraux rejetés par le pays :
- La déchéance de nationalité,
- L’état d’urgence,
- La réforme territoriale qui prive nos communes de la majeure partie de leur autonomie politique et de gestion ; qui s’attaque à la démocratie de proximité ; qui diminue violemment les dotations d’Etat,
- La loi Macron qui libéralise les lignes d’autobus ; qui accroit le travail du dimanche et de nuit ; qui limite le rôle des prud’hommes ; qui affaiblit le code du travail ; qui privatise l’industrie de l’armement et les aéroports qui assouplit les normes environnementales…

Les attaques contre les services publics. Et maintenant la loi travail qui soulève les foules. Ces choix sont à l’opposé des promesses électorales. Ces choix ultra-libéraux nuisent à la grande majorité des citoyens. Ces choix sont indignes d’un pouvoir qui se dit de gauche, qui se dit socialiste. Mais je crois que vous avez connu cette situation avec le PSOE. Pourtant en 2012, le Président de la République Hollande avait affirmé que son « ennemi était la finance"

La loi « travail » dite El Khomri, protège les plus riches et précarise les jeunes, les employés, les ouvriers ; et depuis des semaines, les mobilisations s’élargissent, touchant des pans entiers de notre économie. Les motivations sont claires.

Si la loi passe, la hiérarchie des normes serait renversée. Pour abaisser les droits et protections des salariés, l’accord d’entreprise prévaudrait sur le Code du travail.

Si la loi passe, les licenciements seraient facilités. Si la loi passe, le patronat pourra faire approuver un accord par référendum en contournant les délégués syndicaux. Bel outil pour le chantage à l’emploi. Si la loi passe, le taux des heures supplémentaires pourrait être réduit Malgré la contestation et la demande de retrait de cette loi, le gouvernement a choisi d’arrêter les débats et de passer la loi en force, en première lecture. La mobilisation continue ; et face à ce rejet massif, le gouvernement, le patronat, la droite et son extrême font déferler un flot d’injures, de calomnies et de violences contre les syndicats, et la CGT en particulier. Indigne et dangereuse, cette stratégie grossière de criminalisation de l’action syndicale prouve bien l’enjeu qu’il y a derrière cette loi.

Criminaliser pour éviter de parler de son contenu néfaste pour le monde du travail

Mais nous ne sommes pas dupes !!

Où est la démocratie ?

Où sont les valeurs de la gauche quand le Président Hollande prétend même interdire les manifestations après le magnifique et puissant défilé des salariés et de la jeunesse du 14 juin, au prétexte que des casseurs, connus, identifiés, ont semé, une fois de plus, la violence en s’attaquant, notamment à l’hôpital Necker pour enfants à Paris ?

Le PCF condamne sans réserve ces bandes de casseurs qui sèment le chaos et qui n’ont rien à voir avec les manifestants qui luttent pour défendre leur revendication face à une loi scélérate

Mais nous condamnons aussi ce gouvernement qui utilise de manière minable ces faits condamnables, pour tenter de discréditer les manifestants et les syndicats et la CGT en particulier, et pour espérer dissuader les salariés de participer aux manifestations. Ce jeu est dangereux pour la démocratie et l’équilibre de notre République, surtout avec une extrême droite à l’affût. Cette menace d’une interdiction de manifester, exprimée par le chef de l’État et le premier ministre, est un signe extrêmement préoccupant de fébrilité dans un moment où, tout au contraire, notre démocratie et notre République doivent affirmer avec force leurs principes et leurs valeurs essentielles. Les communistes appellent donc le pouvoir à ne pas perdre son sang-froid, à reprendre la négociation et à agir pour assurer la sécurité des biens et des personnes et celle du droit de manifester.

Le gouvernement ne peut se soustraire à ses responsabilités en s’attaquant à une liberté constitutionnelle qui permet de faire entendre le rejet de la loi El Khomri, dans l’unité et sans violence.

La fébrilité de l’exécutif se transforme en autoritarisme, et porter atteinte au droit constitutionnel de manifester serait un sommet de la criminalisation syndicale.

Alors même que la confédération internationale des syndicats pointe sur plusieurs pages les atteintes et violation des libertés syndicales, où sont les voyous ? Où est la violence ?

Où est l’irresponsabilité des syndicats lorsque ce sont les Cheminots qui défendent la Gare Montparnasse ou les infirmiers en grève qui tentent de protéger l’Hôpital Necker ?

L’urgence est à la mobilisation, car le gouvernement menace, et c’est pour cela que la meilleure réponse, c’est de manifester les 23 et 28 juin prochain. Voilà, chers camarades, un point rapide de la situation. Nos parlementaires sont déterminés à poursuivre le combat. Ils ont déposé, avec des parlementaires socialistes et écologistes, une proposition de loi Travail alternative. Ils seront à l’initiative d’une motion de censure de gauche si le gouvernement décide de passer à nouveau en force. Oui, les communistes sont déterminés. Nous demandons des comptes au patronat sur l’utilisation des 40 milliards d’euros d’argent public, versés en contrepartie de créations d’emplois qui n’ont jamais été réalisées.

Déterminés

A écrire un code du travail du 21ème siècle

A augmenter les salaires et baisser le temps de travail à 32 heures par semaine

A créer une sécurité d’emploi et de formation garantissant à tout salarié la possibilité d’alterner périodes d’emploi et de formation sans passer par la case chômage.

A prendre le contrôle du crédit bancaire, de l’argent public donné aux entreprises pour financer des programmes de créations d’emplois et de formations qualifiantes, de recherche et d’innovation.

A donner aux salariés des droits et pouvoirs nouveaux d’intervention dans les choix des entreprises.

Avant ces nouvelles élections présidentielles de 2017, nous sommes déterminés à donner la parole au peuple.

Nous proposons de faire grandir une démarche collective, populaire et citoyenne pour qu’un ou une candidate de gauche puisse représenter les intérêts et les aspirations populaires dans cette échéance, qu’ils puissent rassembler cette majorité de la gauche et du peuple en attente d’une perspective de changement profond et durable.

C’est un objectif politique de haut niveau

En Espagne et en France, en Europe et dans le monde nous avons tous un bout de la solution. Nos exigences rassemblées doivent former un mandat populaire pour construire la société que nous voulons : Solidaire, fraternelle, émancipatrice, anticapitaliste, progressiste. Et pacifique : car les peuples sont pacifiques et veulent vivre dans la paix, tellement absente avec les drames du Proche-Orient. Et justement, je déplore enfin une dernière caractéristique affreuse de ce gouvernement socialiste, qui s’est transformé en marchand d’armes, le 2ème ou le 3ème du monde, et de préférence aux pires régimes politiques de cette région actuellement devenue un immense champ de bataille des impérialismes. Chacun de nos peuples a besoin des autres pour que tout cela cesse !

Merci encore, chers camarades, de votre invitation.

Au nom du PCF et de tous mes camarades, je vous souhaite de gagner cette élection.

i Unidos, podemos !




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Que demande le peuple ? La grande consultation citoyenne

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Riposte à la loi travail

POUR LE RETRAIT DU PROJET DE LOI TRAVAIL, POUR LE PROGRES SOCIAL. Jeudi 23 juin et mardi 28 juin à 10 heures 30
- à Bayonne place St Ursule
- à Pau, Place de Verdun.

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